femmes de juin

Elles ne le savaient pas encore, mais elles ont bel et bien écrit une page d’histoire. Pas seulement de l’histoire des femmes, mais de l’histoire tout court, de ce qu’on appelle encore, jusqu’à quand ? l’histoire des Hommes.

Elles sont une, dix, cent, mille, douze mille personnes dans les rues de Sion. Parmi elles, les invisibles chevilles ouvrières de cette mémorable grève féministe du 14 juin 2019. Des femmes qui, dans l’ombre et sans relâche, ont œuvré pendant des mois au sein du Collectif Femmes* Valais pour donner élan et vie à cette historique vague violette.

Dix d’entre elles ont accepté de se laisser croquer par une plume amie. Chacune, l’espace d’un après-midi, a pris le temps de retracer, à grands traits, le parcours qui l’a menée jusqu’à ce moment M, l’inscrivant à tout jamais sur la page de « celles qui ont fait la Grève du 14 juin 2019 ».

Ni biographies, ni curriculum vitae, ni récits de vie, ces portraits impressionnistes, esquisses de féministes en chemin, sont comme une invitation à emboîter le pas de toutes celles qui, de génération en génération, se sont attelées à réparer l’injustice la plus profonde, la plus ancienne et la plus répandue dans le temps et dans l’espace : l’inégalité entre les femmes et les hommes.

La lignée ne sera pas rompue. « Change ta vie aujourd’hui, ne parie pas sur le futur, agis maintenant, sur le champ », écrivait une ancienne. « Fières, vénères et pas prêtes à se taire », répond l’écho des temps qui viennent…

Jacqueline

Mode surdimensionné
L’usage du monde

Arrêt sur image du 24 octobre 2019

Rageant tout de même ! La ligne d’arrivée était pourtant à bout touchant. A un mois près, elle pouvait mettre son grain de sel dans les élections fédérales de cet an de grâce 2019. Il lui faudra donc encore ronger son frein pendant quatre ans pour porter au front les candidates de son choix violet. Qu’à cela ne tienne, elle a gravé une coche sur ses tablettes – ou plutôt elle « save the date », comme on dit aujourd’hui – et elle sera au prochain rendez-vous. Dans l’intervalle, elle ne restera pas les bras croisés, car, dans la cité, elle n’a pas vocation de simple spectatrice.

ELLE. C’est Silène. Ce jour-là.